MAROILLES

MAROILLES est un village où l'on aime flâner en pleine nature et où le temps s'arrête. MAROILLES a été élu le 10 ème plus beau village de France lors de l'émission de France 2 en 2012.

 

2 circuits de randonnées pédestres permettent de découvrir cette nature :

 

1) Le circuit randonnée de Dame Marguerite

2) Le circuit randonnée des Renoncules

Les Evénements du Village

 Maroilles est un village riche en animations :

 

1) L'ENFER VERT (Course de VTT) : 3ème dimanche d'Avril

2) Les 20 KM de Maroilles (Course à pieds) : le 01 Mai

3) La Brocante de Maroilles : 3ème dimanche de Juin

4) La Fête de la flamiche : 2ème dimanche d'Août

5) Randonnée cycliste Maroilles-Val Joly en Octobre

Lieux et monuments de Maroilles

  • L'église Saint-Humbert date de 1735. À l'intérieur, on trouve un beau buffet d'orgues sculpté provenant de l'abbaye détruite à la révolution; un maître-autel en bois et marbre, des lambris en chêne du XVIIIe siècle. À gauche dans la nef un œuvre provenant de l'atelier de Van Dyck Le Martyre de saint Jacques. Des reliques de saint Humbert, le fondateur de l'abbaye, se trouvent à la droite du chœur. De nombreuses pierres tombales gravées, datant pour la plupart des XVIIe et XVIIIe siècles, jonchent le sol dallé ainsi qu’un pan de mur extérieur de l’église: il s’agit de dalles funéraires comportant des épitaphes d’anciens notables locaux ensevelis avec auprès d’eux, leur épouse[12].
  • L'arc de Triomphe ; c'est en fait l'ancienne porte de l'église abbatiale.
  • Le moulin de l'abbaye ; le moulin, qui enjambe l'Helpe mineure, est une belle construction rénovée du XVIIe siècle. Sur le liteau de la porte on lit la devise de l'abbé Frédéric d'Yves « Adh (a) erere Deo bonum », ce qui signifie « Il est bon de s'attacher à Dieu ».
  • Le Courtil Saint-Roch ; jardin dans une ancienne pépinière.
  • La mairie ; elle est installée dans un ancien échevinage de 1704.
  • Le monument aux morts.
  • Quelques chapelles-oratoires sur le territoire de la commune.
  • L'Abbaye de bénédictins Saint-Humbert, actuellement maison du parc régional de l'Avesnois.
  • Sur le cimetière de Maroilles se trouvent 20 tombes de guerre de la Commonwealth War Graves Commission de soldats tués pour la plupart au début de de la Première Guerre mondiale.

La géographie de Maroilles :

Le village de Maroilles se trouve en l'Avesnois, dite aussi Thiérache du Nord ; la limite avec le département de l'Aisne, où se situe la Thiérache stricto sensu, passe à quelques kilomètres au sud de Maroilles.

 

Avant les conquêtes de Louis XIV sur les Pays-Bas espagnols, cette limite départementale correspondait à la frontière de l'ancienne France. Ceci explique que malgré les similitudes entre la Thiérache de l'Aisne et celle du Nord, l'unité de cette région est, de nos jours encore, discutée.

 

C'est à Maroilles même que l'Helpe Mineure, qui prend sa source à Ohain en forêt de Trélon, plus au sud, se jette dans la Sambre.

Histoire de Maroilles

  

  • 652 : selon les anciens chroniqueurs, saint Humbert fonda à Maroilles en 652 l'une des plus importantes abbayes du Nord (pillée et détruite à la Révolution).
  • 843 : avec le traité de Verdun, le partage de l'empire carolingien entre les trois petits-fils de Charlemagne octroie à Lothaire Ier, la Francie médiane qui comprend le Hainaut dont fait partie le village.
  • 855 : avec le traité de Prüm qui partage la Francie médiane entre les trois fils de Lothaire Ier, le Hainaut est rattaché à la Lotharingie dont hérite Lothaire II.
  • 870 : avec le traité de Meerssen après la mort de Lothaire II, une partie de la Lotharingie dont fait partie le Hainaut est rattachée à la Francie occidentale.
  • 880 : suite au traité de Ribemont en 880, le Hainaut fait partie de la Francie orientale qui deviendra le Saint-Empire romain germanique en 962.
  • Dans cette région marginale assez tardivement défrichée (l'essentiel du village était encore noyé dans la forêt de Mormal dans les années 1940[3]), les paysans avaient depuis le Haut Moyen Âge obtenu des chartes leurs conférant certains droits. Ils étaient ainsi exempts de nombreuses servitudes traditionnelles de la féodalité, pouvaient clore leurs terres, pratiquer l'élevage et n'étaient pas soumis à la pratique de l'assolement obligatoire : ainsi s'est constitué le bocage de l'Avesnois, par ailleurs caractérisé par de grandes « Hayes » de protection contre d'éventuelles invasions.
  • 1789 : Les archives locales relatent de nombreux litiges avec l'abbaye de Maroilles, qui fut détruite à la Révolution : les paysans refusaient de faire leurs corvées si le seigneur, c'est-à-dire l'« abbé de Maroilles », n'avait pas préalablement fait curer ses chemins ; le moulin et le four banaux n'existaient pas, ni l'assolement obligatoire.
  • Ces particularités locales expliquent la différence frappante de paysage qui peut s'observer quand on part de Maroilles pour rejoindre Cambrai : on passe assez brutalement d'un bocage richement enherbé et d'un pays d'élevage aux champs ouverts et à l'agriculture intensive du Cambrésis.
  • 1907 : le 28 octobre 1907 est mise en service la ligne de chemin de fer Avesnes-sur-Helpe - Solesmes via Landrecies (47 km). La ligne comporte une station dans la Commune. Un service régulier des voyageurs est assuré. En août 1914, le trafic voyageur est interrompu. En 1916, pendant l'occupation allemande, les rails sont démontés. La ligne de chemin de fer est dans l'impossibilité de fonctionner.
  • 1914 : Août 1914, les troupes allemandes envahissent le nord de la France. Le 25 août 1914, vers 18h00, le 15ème Hussard anglais arrivé dans la localité se fait surprendre par des patrouilles de fantassins allemands sortis de la forêt de Locquignol. Aidés par le 1er Royal Berkshire, les Hussards repoussent l'ennemi vers le pont d'Hachette (Locquignol). Cette première vague d'attaque fait de nombreuses victimes dans le camp anglais. Les combats sur le pont se poursuivent la nuit. La 53ème division d'infanterie de réserve du Général Valabrègue et le 18ème corps du Général Mas-Latrie viennent aider les "tommies" à décrocher de Maroilles. Une vingtaine d'anglais sont morts cette nuit là. Un carré dans le cimetière de Maroilles abrite les tombes des soldats du 1er Royal Berkshire, régiment appartenant à la 6ème brigade de la 2ème division. (cf article LVN du 09/06/2012)